Présentation de la Maison d’Izieu

La Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés

Un lieu de mémoire de la Shoah pour réfléchir aux valeurs citoyennes hier et aujourd’hui

Située au Sud du Bugey, à seulement 35 minutes de Chambéry et à 1h de Lyon, Bourg-en-Bresse, Grenoble ou Annecy, la Maison d’Izieu est un lieu unique qui rend accessible à tous une histoire contemporaine complexe : la Shoah en France durant la Seconde Guerre mondiale ; la naissance d’une justice internationale et son fonctionnement jusqu’à nos jours ; la construction d’une mémoire des crimes contre l’humanité.

C’est aujourd’hui un lieu d’accueil et d’éveil à la vigilance qui entend délivrer, par le souvenir des enfants et des éducateurs de la colonie d’Izieu, un message universel et agir contre toute forme d’intolérance et de racisme.

Son histoire en quelques mots…

La Maison d’Izieu, ouverte par Sabine et Miron Zlatin, accueille de mai 1943 à avril 1944 plus d’une centaine d’enfants juifs pour les soustraire aux persécutions antisémites.

Au matin du 6 avril 1944, les 44 enfants et 7 éducateurs qui s’y trouvent sont raflés et déportés sur ordre de Klaus Barbie, un des responsables de la Gestapo de Lyon.

À l’exception de deux adolescents et de Miron Zlatin, fusillés à Reval (aujourd’hui Tallinn) en Estonie, le groupe est déporté à Auschwitz. Seule une adulte en revient, Léa Feldblum, tous les autres sont gazés dès leur arrivée.

Traqué et ramené en France par Beate et Serge Klarsfeld aidés de Fortunée Benguigui et Ita-Rosa Halaunbrenner, mères d’enfants raflés à Izieu, Klaus Barbie est présenté devant la justice française. Avec la mobilisation de nombreux témoins, il est jugé et condamné à Lyon en 1987, pour crime contre l’humanité. Ce procès ancre définitivement la rafle d’Izieu dans le paysage mémoriel français.

Au lendemain de ce procès, en mars 1988 se constitue autour de Sabine Zlatin l’association du « Musée-Mémorial des enfants d’Izieu ».

Depuis le décret du président de la République du 3 février 1993, la Maison d’Izieu est, avec l’ancien Vélodrome d’Hiver et l’ancien camp d’internement de Gurs, l’un des trois lieux de la mémoire nationale des victimes des persécutions racistes et antisémites et des crimes contre l’humanité commis avec la complicité du gouvernement de Vichy dit « gouvernement de l’État français » (1940-1944).

Le site est protégé et inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1991 grâce à une souscription publique nationale.

Inscrit au programme des Grand Travaux de la Présidence de la République, le mémorial de la Maison d’Izieu est inauguré le 24 avril 1994 par le Président François Mitterrand.

En 2015, la Maison d’Izieu voit la création du bâtiment Sabine et Miron Zlatin, la refonte de son exposition permanente et le développement de nouveaux dispositifs numériques. Il est inauguré le 6 avril 2015 par le Président François Hollande.

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De la maison bugiste au mémorial contemporain