Regards interdisciplinaires sur les crimes de masse
Cycle 2026-2027 – Nommer les crimes de masse, le sens des mots

en partenariat avec le LADEC de l’Université Lyon 2

Ce cycle de trois séances propose d’interroger le rôle des mots dans la compréhension, la qualification et la mémoire des violences extrêmes. Les catégories employées pour désigner les acteurs, les victimes et les formes de violence ne sont jamais neutres : elles traduisent des choix politiques, moraux, historiographiques et juridiques.

Nommer, c’est déjà interpréter ; c’est aussi rendre visible — ou invisibiliser — certaines réalités.

La première séance portera sur les catégories de « bourreau » et de « victime ». Elle examinera la construction historique et sociale de ces figures, leurs usages dans les récits judiciaires, mémoriels et médiatiques, ainsi que les zones grises qu’elles peuvent masquer : participation contrainte, complicité ordinaire, témoins, survivants, ou encore pluralité des statuts au sein des violences de masse.

 Prochaine séance : 10 décembre 2026 à Lyon ou en webinaire

 

>> Chaque séance de ce séminaire est filmée et proposée en replay ci-dessous.<<

Cycle 2026-2027

Nommer les crimes de masse, le sens des mots

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Les crimes de masse ne sont pas seulement des événements en eux-mêmes pour eux-mêmes mais ils sont interprétés, débattus, utilisés. Les termes employés pour qualifier ces phénomènes ne se contentent pas de décrire une réalité. Ils contribuent à la construire socialement, à lui donner sens et à orienter les manières dont les sociétés s’en saisissent.

Ce cycle de séminaire propose d’explorer les enjeux de la nomination des crimes de masse. Comment certaines catégories émergent-elles ? Qui les produit, qui les mobilise ou les conteste ? Quels rapports de force, quelles attentes et quels intérêts s’expriment à travers les luttes de qualification ? Entre savoirs savants, usages militants, discours institutionnels et revendications des victimes, la désignation des violences extrêmes apparaît comme un processus complexe et souvent conflictuel.

Au-delà de la question des mots eux-mêmes, ce sont leurs effets qui seront interrogés. Nommer un crime de masse transforme-t-il la manière dont il est perçu, mémorialisé ou transmis ? Une qualification favorise-t-elle la reconnaissance des victimes, la mobilisation internationale ou les demandes de justice ? À l’inverse, que produit l’absence de nomination, le refus de certaines catégorisations ou la concurrence entre les différents mouvements mémoriels et ou victimaires ?
En croisant les apports de l’histoire, du droit, de la sociologie, de la science politique, de l’anthropologie et des études mémorielles, ce cycle entend analyser la vie sociale des catégories qui servent à penser les violences de masse.

Ainsi, l’expression « le sens des mots » invite à réfléchir au pouvoir des catégories et à interroger l’impossible neutralité des nominations : non comme de simples outils descriptifs, mais comme des acteurs à part entière des dynamiques de reconnaissance, de mémoire et de représentation de crimes de masse ; des mots qui guérissent et/ou qui blessent.

Jeudi 10 décembre 2026 • Dépasser la dichotomie bourreaux/victimes : comprendre les crimes de masse

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Propos de la séance

L’étude des crimes de masse repose souvent sur une dichotomie fondamentale entre bourreaux et victimes. Si cette opposition constitue un outil indispensable pour qualifier les violences extrêmes et établir les responsabilités, elle soulève également de nombreuses questions historiographiques, juridiques, mémorielles et éthiques. Qui est désigné comme bourreau ? Qui est reconnu comme victime ? Quels enjeux se cachent derrière ces catégories apparemment évidentes ?

Cette séance propose d’interroger le sens des mots employés pour décrire les violences de masse et leurs acteurs. Les termes de « bourreau », « victime », « complice », « témoin » ou encore « survivant » ne sont pas neutres : ils traduisent des choix de qualification qui influencent la compréhension des événements, les mécanismes de justice et les processus mémoriels. La reconnaissance des victimes apparaît ainsi comme un enjeu central, tant pour la réparation symbolique et juridique que pour la construction des mémoires collectives.

À travers des exemples tirés de différents contextes de crimes de masse (génocides, crimes contre l’humanité, violences de guerre), la séance examinera les tensions entre catégorisation, responsabilité et reconnaissance, afin de réfléchir aux usages et aux limites de la dichotomie bourreau/victime.

Intervenants (liste en cours de validation)

 

Avec la participation de :

  • Alexandre Nugues Bourchat, directeur de la Maison d’Izieu

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Jeudi 18 mars 2027 • Ciblées parce femme. Crimes de masse, féminicides et violences genrées

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Propos de la séance

Cette deuxième séance propose d’interroger les notions de « féminicide » et de « fémicide » non seulement comme catégories descriptives, mais aussi comme outils de compréhension, de dénonciation et de reconnaissance des violences fondées sur le genre.

Ainsi, si les deux termes sont proches, ils ne mettent pas l’accent sur la même chose. Le terme « fémicide » désigne le meurtre d’une femme ou d’une fille parce qu’elle est une femme ou une fille. Le terme met l’accent sur le fait que le sexe de la victime est le motif du crime. Le « féminicide » est un terme qui insiste davantage sur la dimension sociale et systémique de ces meurtres. Il désigne des assassinats de femme en raison de leur genre, en les replaçant dans un contexte de violences, de discriminations et de rapport de domination. Les deux termes renvoient néanmoins à l’idée centrale d’un homicide motivé par le fait que la victime est une femme.

L’apparition et la diffusion de ces termes ont contribué à rendre visibles des violences longtemps appréhendées comme des faits isolés ou relevant de la sphère privée. Cependant, leur usage soulève également de nombreuses questions historiques, politiques, juridiques et mémorielles.

L’un des enjeux centraux de la séance sera d’examiner ce que produit l’acte de nommer. Dans quelle mesure la qualification de « féminicide » permet-elle de mieux saisir la spécificité des violences dirigées contre les femmes ? Quels phénomènes rend-elle visibles et quelles réalités risque-t-elle, au contraire, de simplifier ou d’unifier sous une même catégorie ? La désignation de ces violences constitue-t-elle une étape indispensable de leur reconnaissance sociale et politique, ou existe-t-il un risque d’anachronisme ou de généralisation excessive lorsque cette notion est appliquée à des contextes historiques très différents ?

À partir d’études de cas situées dans des périodes et des espaces variés, la séance cherchera à réfléchir aux continuités comme aux discontinuités des violences visant les femmes. Les chasses aux sorcières pourront ainsi être interrogées comme une forme de persécution dont la dimension genrée fait aujourd’hui l’objet d’importants débats historiographiques : dans quelle mesure peut-on y voir une violence spécifiquement dirigée contre les femmes et participant à la consolidation d’un ordre social et sexué ?

La séance entend explorer une interrogation transversale : les violences dirigées contre les femmes constituent-elles un objet historique spécifique ? Si oui, à quelles conditions ? Comment articuler l’étude de contextes extrêmement différents sans effacer leurs singularités ? Quels sont les apports mais aussi les limites des catégories de « féminicide » et de « fémicide » pour penser, dans la longue durée les formes de persécution, de domination et de violences létales visant les femmes ?

L’objectif sera intéressant également d’analyser comment les violences genrées nous permettent d’appréhender les crimes de masse d’une toute autre manière. Par ailleurs, cette séance permettra de mettre en discussion les usages, les enjeux et les effets de ces catégories, afin de mieux comprendre comment les sociétés identifient, qualifient et mémorialisent les violences de genre.

Intervenants (liste en cours de validation)

Inscription possible à partir de début janvier 2027.
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Jeudi 13 mai 2027 • Les enfants enrôlés par Daesh : qualifier les violences de masse à l’égard des mineurs

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Propos de la séance

Cette séance propose d’interroger les catégories mobilisées pour désigner les violences de masse exercées contre les enfants dans le cadre de l’organisation État islamique (Daesh). Depuis les années 2010, les mineurs enrôlés par Daesh ont fait l’objet de multiples qualifications : « enfants soldats », « lionceaux du califat », victimes de radicalisation, victimes de traite, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou encore de génocide dans certains contextes. Si ces appellations permettent de rendre visibles certaines dimensions de leur expérience, elles soulèvent également des questions d’ordre historique, juridique, politique et mémoriel.

L’un des enjeux centraux de la séance sera d’examiner ce que produit l’acte de qualifier. Que révèle ou que masque chacune de ces catégories ? Dans quelle mesure les notions de crime de guerre, de crime contre l’humanité ou de génocide permettent-elles de saisir la spécificité des violences exercées sur les mineurs ? Comment penser des situations où les enfants apparaissent simultanément comme victimes d’un système de violence et comme participants contraints à celui-ci ? Les catégories juridiques internationales sont-elles suffisantes pour rendre compte de la diversité des expériences vécues par les enfants enrôlés ?

À partir d’études de cas portant notamment sur les populations yézidies, syriennes et irakiennes soumises à l’emprise de Daesh, la séance analysera les mécanismes d’enlèvement, de séparation familiale, d’endoctrinement, de militarisation et d’exploitation des enfants. Elle s’intéressera également aux usages politiques et médiatiques des catégories de désignation et à leurs conséquences en matière de reconnaissance des victimes, de justice et de réparation.

Plus largement, cette réflexion invite à questionner la pertinence et les limites des différentes appellations mobilisées pour qualifier les violences de masse. Existe-t-il une catégorie spécifique permettant de penser les violences dirigées contre les mineurs ? Comment articuler les cadres d’analyse du génocide, des crimes contre l’humanité, de l’esclavage ou de l’enrôlement forcé sans effacer la singularité des expériences enfantines ? Quels effets produisent ces qualifications sur la mémoire collective et sur les politiques de prise en charge des survivants ?  Comment les différentes catégories mobilisées pour qualifier les violences de masse commises contre les enfants enrôlés par Daesh façonnent-elles notre compréhension de ces crimes, la reconnaissance des victimes et les formes de justice qui leur sont associées ?

L’objectif de cette séance sera ainsi moins de trancher entre des définitions concurrentes que de mettre en discussion les usages, les enjeux et les effets des catégories mobilisées pour nommer les violences de masse à l’égard des enfants, afin de mieux comprendre la manière dont les sociétés reconnaissent, interprètent et mémorialisent ces crimes.

Intervenants (liste en cours de validation)

Inscription possible à partir de mars/avril 2027.
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Cycle 2025-2026

Témoins, témoignages, témoigner

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1. Qu’est-ce qu’un témoin ? Une figure plurielle, située et évolutive

Le témoin n’est jamais une entité neutre : il est situé dans une temporalité, une société, une mémoire. Historiens, anthropologues et philosophes s’accordent à dire que le témoin est à la fois porteur d’une subjectivité et d’un rapport au réel, qu’il soit le sien ou celui de tiers.

Loin d’être seulement « celui qui a vu », comment devient-il un acteur de l’histoire, un relais de mémoire, parfois aussi un médiateur ou une victime ? Qui porte le témoignage après la disparition du témoin ? Comment distinguer le témoin de son délégué ? Comment ceux qui prennent le relais redéfinissent-ils l’héritage et l’acte de témoigner ?

  • Pour l’historien, le témoin est une source, mais aussi un problème méthodologique.
  • Pour l’anthropologue, il est porteur de représentations culturelles et sociales.
  • Pour le journaliste, il est une voix directe du terrain, mais aussi un enjeu d’éthique et de véracité.
  • Pour le juge, il est à la fois un élément de preuve et un humain faillible.

2. Le rôle du témoignage dans la construction de la mémoire collective

Dans les contextes post-traumatiques, le témoignage est un outil de transmission et de reconnaissance. Il participe à l’élaboration des mémoires collectives, parfois antagonistes. Les témoignages sont des objets d’archives, de recherches, des supports de commémoration et de contestation mais aussi des instruments de justice qu’elle soit symbolique, restaurative ou pénale.

3. Témoigner en justice : entre parole, preuve et reconnaissance

Dans le cadre judiciaire, le témoin est investi d’un rôle précis : dire ce qu’il a vu ou vécu pour établir des faits. Mais qu’en est-il lorsque les faits sont anciens ? Quand les souvenirs sont flous ou chargés d’affects ou quand le dire n’amène pas de délibérations ? Le témoignage devient alors à la fois une arme de vérité et un champ de tension entre mémoire et preuve et un rendre justice.

  • Tribunaux pour crimes de guerre, cours d’assises, commissions vérité et réconciliation, processus de justice transitionnelle.

4. Le témoignage à l’ère numérique : immédiateté, visibilité, responsabilité

Les réseaux sociaux et les nouveaux médias ont bouleversé les manières de témoigner. N’importe qui peut être témoin, capter et diffuser une image, un cri, une injustice. Mais cela pose de nouvelles questions : authenticité ? manipulation ? surmédiatisation ? embargo ? rôle du témoignage dans l’activisme et la justice sociale ?

Mardi 5 mai 2026 • Passerelles de mémoire, la question du témoignage et de la transmission

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Intervenants 

  • Des membre de la famille Adler (Edmond et Alfred sont d’anciens enfants d’Izieu)
  • Léah Boukobza, journaliste et réalisatrice du podcast « Générations d’Après »
  • Élise Otzenberger, réalisatrice du film « Lune de miel »
  • Babeth Robert, directrice du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane
  • Johanna Quillet, artiste plasticienne en résidence à la Maison d’Izieu

Avec la participation de :

  • Alexandre Nugues Bourchat, directeur de la Maison d’Izieu

 

Webinaire

 

Vendredi 27 février 2026 • Rwanda, mémoires et savoirs : de la pertinence du témoignage

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Intervenants 

  • Bernard Bellefroid, réalisateur du film Une des mille collines
  • Hélène Dumas, historienne française spécialiste du génocide des Tutsi au Rwanda
  • Marcel Kabanda, historien franco-rwandais, président de Ibuka-France, l’association pour la mémoire des victimes du génocide des Tutsi
  • François-Xavier Nsanzuwera, ancien avocat général au Bureau du Procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda

Avec la participation de :

  • Alexandre Nugues Bourchat, directeur de la Maison d’Izieu

 

Webinaire

Jeudi 11 décembre 2025 • Les enjeux contemporains du témoignage

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Intervenants 

  • Dejan Dimitrijevic, professeur des universités en anthropologie
    « Les contemporains et leur époque. Une anthropologie politique des non-témoins à partir du cas des ghettos-enclaves serbes du Kosovo »
  • Tiphaine Duriez, maîtresse de conférence à l’Université Lyon II
    « Face aux absents : témoigner dans les processus de sortie de guerre. Le cas colombien des disparitions forcées »
  • Virginie Hollard, maîtresse de conférence à l’Université Lyon II
    « Les pratiques de condamnation de la mémoire dans le monde romain antique
    La mise en en scène de l’oubli comme témoignage des crimes du passé »
    Francisco Flores, directeur de l’archive générale de la nation en Colombie (intervention en Espagnol)
    « Archives, Mémoires et construction de la paix en Colombie »

Avec la participation de :

  • Alexandre Nugues Bourchat, directeur de la Maison d’Izieu

 

Webinaire

En raison d’un problème technique, la rediffusion de la première séance ne pourra malheureusement pas être assurée. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Cycle 2024-2025

La place de l’enfance dans la guerre | Subjectivité et expérience armée

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La Maison d’Izieu et le Laboratoire d’anthropologie des enjeux contemporains, ou LADEC, se réunissent pour proposer un séminaire de recherche pluridisciplinaires sur plusieurs années.

Dans son roman autobiographique publié en 1994, André Frossard déclarait que « Dans les guerres, ce ne sont peut-être pas les enfants que l’on vise, mais c’est eux que l’on tue. » Partant de cette citation, la première année (2024-2025) sera plus particulièrement consacrée à l’enfance et explorera principalement les perceptions que notre époque propose des massacres présents et passés (crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocides…).

Durant six séances, les intervenants entendent apporter un éclairage par leur expertise dans différentes disciplines afin de fournir des éléments de réponse à ces questionnements : Dans quelles mesures l’expérience de la guerre transforme-t-elle l’expérience de l’enfance? Quelle place occupe l’enfance dans la guerre? Comment en rendre compte d’un point de vue historique, mais aussi anthropologique, juridique, médiatique ou encore mémoriel? Car comment articuler le devoir de mémoire et le droit à l’oubli des enfants qui, pris dans la guerre, sont toujours victimes, tout en pouvant être soldat?

Vendredi 26 septembre 2025 • L’enfance face à l’histoire : mémoire, témoignage et reconnaissance

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Intervenants 

  • Roger Wolman, ancien d’enfant d’Izieu
  • Catherine Lutard, sociologue (HDR) -SciencesPo St Germain-Institut Catholique de Paris, spécialiste des tribunaux nationaux en charge des procès relatifs aux guerres des années 1990 en ex-Yougoslavie.

Avec la participation de :

  • Dejan Dimitrijevic, professeur des universités en anthropologie
  • Tiphaine Duriez, maîtresse de conférence à l’Université Lyon II/LADEC
  • Alexandre Nugues Bourchat, directeur de la Maison d’Izieu

 

Webinaire

Vendredi 18 avril 2025 • Le cas des populations serbes du Kosovo

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Intervenants

  • Dejan Dimitrijevic, professeur des universités en anthropologie

accompagné de

  • Laurie Braisaz, chargée de recherches et d’éducation à la Maison d’Izieu.

 

Webinaire

 

Bibliographie

Curiel, R., and Cooperman, B. D. 1990. The Ghetto of Venice. London, UK: Clare Books.

Dimitrijevic, Dejan, « Le Kosovo(-Métochie) et la question de la souveraineté nationale et internationale » (2022) ;
– « Peuple minoritaire : sortir de la logique de la domination. Expérience yougoslave et actualité du Kosovo » (2021a) ;
– « [Le Kosovo, modèle contemporain d’Etat à souveraineté limitée]  » (2021b). 

Human Rights Watch (avec la contribution de William M. Arkin et Bogdan Ivanisevic), Civilian Deaths in the NATO Air Campaign, Février 2000 : https://www.hrw.org/reports/2000/nato/

Human Rights Watch (HRW), Kosovo: Poisoned by Lead – A Health and Human Rights Crisis in Mitrovica’s Roma Camps, 23 juin 2009 : https://www.hrw.org/report/2009/06/23/kosovo-poisoned-lead/health-and-human-rights-crisis-mitrovicas-roma-camps

Human Rights Advisory Panel (ONU, 2016), Lead Contamination in Kosovo (confirme les violations systémiques des droits humains par la MINUK (mission de l’ONU au Kosovo) et recommande des compensations individuelles). Texte accessible via OHCHR : https://www.ohchr.org/en/special-procedures/sr-toxics-and-human-rights/lead-contamination-kosovo

International Human Rights Clinic (IHRC – Harvard Law School) et l’ONG ‘Opre Roma Kosovo’, Toxic Injustice: Translating UN Responsibility into Remedies for Lead-Poisoned Roma, 9 novembre 2022 : https://humanrightsclinic.law.harvard.edu/united-nations-thwarted-justice-for-lead-poisoned-kosovo-roma-report-finds/

Vendredi 21 mars 2025 • « Vladimir Poutine sera-t-il vraiment jugé pour les crimes commis sur les enfants Ukrainiens ? »

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Séance du Vendredi 21 mars 2025

Intervenante

  • Mathilde Philip, professeure de droit public à l’Université Lyon 3, autrice de « Peut-on juger Poutine ? » paru chez Albin Michel en 2023

 

Webinaire

 

Vendredi 21 février 2025 • Le cas du conflit armé interne colombien

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« De la disparition des déplacés à l’apparition des disparus : les victimes du conflit armé interne colombien entre dynamiques de guerre et processus de paix »

 

Intervenants

  • Tiphaine Duriez, maîtresse de conférence à l’Université Lyon II/LADEC,

accompagnée de

  • Laurie Braisaz, chargée de recherches et d’éducation à la Maison d’Izieu

 

Webinaire

 

Vendredi 31 janvier 2025 • « Les enfants de Jasenovac »

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« Les exterminations de l’État Indépendant Croate : un génocide en manque de reconnaissance. – Les enjeux d’une occultation »

Intervenants 

David Jakovljevic, passionné d’histoire et de vérité, président de l’Association Française pour la Reconnaissance et la Mémoire des Victimes de Jasenovac « Deca Jasenovca », qui signifie « les enfants de Jasenovac »

accompagné de

  • Tiphaine Duriez, maîtresse de conférence à l’Université Lyon II/LADEC,
  • Dejan Dimitrijevic, professeur des universités en anthropologie
  • Alexandre Nugues-Bourchat, directeur de la Maison d’Izieu.

 

Webinaire

 

Vendredi 22 novembre 2024 • Les crimes de masse en Birmanie et leurs conséquences sur les enfants

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Intervenants

  • François Robinne, anthropologue spécialiste de l’Asie

accompagné de

  • Tiphaine Duriez, maîtresse de conférence à l’Université Lyon II/LADEC
  • Dejan Dimitrijevic, professeur des universités en anthropologie
  • Laurie Braisaz, chargée de recherches et d’éducation à la Maison d’Izieu

 

Webinaire

Vendredi 25 octobre 2024 • Violences de masse et enjeux socio-politiques dans les états d’Afrique Centrale

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Intervenants

  • Abel Kouvouama, professeur des universités émérite de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour

accompagné de

  • Tiphaine Duriez, maîtresse de conférence à l’Université Lyon II/LADEC
  • Dejan Dimitrijevic, professeur des universités en anthropologie
  • Laurie Braisaz, chargée de recherches et d’éducation à la Maison d’Izieu.

 

 

 

Webinaire

Vendredi 18 octobre 2024 • Séance inaugurale

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Intervenants 

  • Tiphaine Duriez, maîtresse de conférence à l’Université Lyon II/LADEC
  • Alexandre Nugues-Bourchat, directeur de la Maison d’Izieu,
  • Laurie Braisaz, chargée de recherches et d’éducation à la Maison d’Izieu

Webinaire

Projet global

Regards interdisciplinaires sur les crimes de masse – Anthropologie, Droit et Histoire

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Massacre, crime de guerre, crime contre l’humanité, génocide… autant de termes qui sont devenus objets du droit après la Seconde Guerre mondiale. La césure historique qu’a constitué cet événement est notamment signifiée par deux rejets fondamentaux : 1) la disqualification définitive de la raciologie et du classement hiérarchique des groupes humains, 2) la condamnation universelle de l’entreprise coloniale.

Ces nouveaux objets du droit ont principalement été formés sur la base des décisions judiciaires des procès des crimes de masse commis par l’Allemagne nazie. Ces instructions créent un nouveau cadre juridique, qui se donne pour ambition d’ouvrir une ère où l’élaboration de différentes convention et traités sont sensés contribuer à la domestication et à la maîtrise de la violence pour qu’elle ne devienne pas extrême. Néanmoins les grandes puissances se sont souvent abstenues de les ratifier afin de ne pas en subir les conséquences.

Depuis lors, les définitions données à ces qualifications juridiques sont en constante évolution. Les conflits et rapports de force contemporains nécessitent d’être pris en compte. Ces situations nouvelles impactent non seulement la perception des violences contemporaines mais elles contribuent aussi à reconsidérer celles du passé, remodelant ainsi les catégories. Certaines violences jugées désormais « extrêmes » sont mises hors la loi et comme telles, durement sanctionnables.

Qu’est-ce que le LADEC ?

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Le LADEC est la seule Unité de Recherche en anthropologie en Auvergne-Rhône-Alpes. Les recherches s’organisent autour de 2 pôles :

  •  « Mondes défaits/Mondes refaits » qui traite des situations de violences, de menaces et de transition incertaines, mais également aux processus de reconstruction, de production de savoirs et d’utopies.
  • « Natures incertaines, frontières du vivant » qui étudie les rapports des humains à leur environnement ou à la santé.

Ce séminaire s’inscrit dans les recherches du premier pôle. Il est né d’interrogations et problématiques issues des échanges entre le LADEC et la Maison d’Izieu.