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Signature de la convention de site touristique et labellisation Sécuri-site – 25 janvier 2019

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Vendredi 25 janvier 2019 à 15h

Signature de la convention de site touristique et labellisation Sécuri-site

 

Vendredi 25 janvier 2019, Arnaud Cochet, Préfet du département de l’Ain, Christophe Rode, Procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Denis Martin-Barbaz, Maire d’Izieu, Florence Guillaume, Colonelle commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Ain, Catherine Pacoret, Conseillère déléguée au patrimoine de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et Thierry Philip, Président de la Maison d’Izieu étaient réunis à la Maison d’Izieu pour signer la convention de site touristique et la labellisation « sécuri-site ».

 

Le comité interministériel du 7 novembre 2016 a décidé une série de nouveaux engagements pour renforcer la sécurité des touristes. Parmi les mesures prises, trois portent plus particulièrement sur la coordination des actions menées au niveau départemental, l’élaboration de conventions de site et la labellisation des sites sécurisés à travers l’attribution de labels « sécuri-site ».

 

La Maison d’Izieu accueille près de 30 000 visiteurs par an dont la moitié est constituée de scolaires et fait très régulièrement l’objet de nombreuses manifestations, de commémorations et de visites officielles de personnalités politiques, gouvernementales françaises ou étrangères. Situé sur la commune d’Izieu, dans un environnement naturel rural, la sécurisation de ce site fait l’objet depuis plusieurs années d’un travail partenarial entre la Maison d’Izieu et les services de l’État (préfecture et groupement de gendarmerie départemental).

 

À la demande du gestionnaire du site, un audit sûreté a été produit par le groupement de gendarmerie départemental. La qualité de l’audit a permis d’identifier des préconisations sur la périphérie, la périmétrie, le développement de système de vidéoprotection et sur des évolutions organisationnelles.

 

En conséquence, l’État participe à hauteur de 100 000 € via le Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD) et la région Auvergne-Rhône-Alpes apportera également son soutien à la réalisation des travaux pour un montant de 60 000 €. Une convention de financement sera signée au printemps 2019.

 

Le label « sécuri-site » est un marqueur visuel, facilement identifiable par les touristes qui exprime l’engagement de tous les acteurs dans un esprit de partenariat responsable.

Vendredi 25 janvier 2019

LA9B8724 2019 Maison d'Izieu © Y. Perrin
LA9B9001 2019 Maison d'Izieu © Y. Perrin

Vendredi 25 janvier 2019 à 11h

Journée internationale de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité.

En présence des élèves de la Cité scolaire internationale de Lyon.

La cérémonie a été suivie de la signature de la convention de partenariat avec les académies de Clermont-Ferrand, Grenoble et Lyon et de la signature de la convention de labellisation Sécuri-site avec l’État et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Hélène Waysbord, élevée à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur

IMG_6115 - 6 avril 2015-web © Maison d'Izieu

Hélène Waysbord aux côtés du président François Hollande lors de l’inauguration de l’Aile Zlatin et de la nouvelle exposition permanente de la Maison d’Izieu le 6 avril 2015.

Hélène Waysbord, élévée à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur

Le Conseil d’administration et toute l’équipe du mémorial se réjouissent de l’élévation de Madame Hélène Waysbord, présidente d’honneur de la Maison d’Izieu à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur lors de la promotion du 1er janvier 2019.

Hélène Waysbord a été présidente de la Maison d’Izieu de 2004 à 2015. Elle a participé – et ce, dès sa création – à la conception du projet de la Maison d’Izieu. Par les missions qui lui ont été confiées, elle a œuvré à un travail de mémoire approfondi en lien permanent avec le présent.

 

Article du Dauphiné Libéré paru le 2 janvier 2019 :

Maison d’Izieu : la présidente honoraire faite grand officier

M.V.

« […] [Hélène Waysbord-Loing] a été élevée à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur. Elle a été distinguée dans la promotion du 1er janvier 2019.

Hélène Waysbord-Loing a été sauvée de la déportation par une famille de Mayenne, en 1942, alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille. Elle est désormais présidente honoraire de la Maison d’Izieu.

Elle était présente au Mémorial en juillet dernier, à l’occasion d’une  journée de recueillement en hommage aux déportés et aux Justes de France. »

 

Publications :

L’amour sans visage, éditions Christian Bourgois, 2013

Alex ou le porte drapeau, éditions Christian Bourgois, 2014

Hommage à Paul Niedermann, une ancien enfant d’Izieu

paul niedermann

Hommage à Paul Niedermann, un ancien enfant d’Izieu

 

Nous apprenons avec beaucoup d’émotion le décès de Paul Niedermann, un ancien enfant d’Izieu.

Né en 1927 dans une famille victime de la déportation en France de toute la population juive du pays de Bade et du Palatinat par les nazis en octobre 1940, Paul avait ensuite subi durant de longs mois les persécutions antisémites de l’État français dans les camps d’internement de Gurs et Rivesaltes. Il fut soustrait à la déportation vers Auschwitz durant l’été 1942, de même que son frère Arnold, par Sabine Zlatin qui travaillait depuis Montpellier pour le réseau de sauvetage de l’Oeuvre de secours aux enfants. Mis à l’abri à Palavas-les-Flots, puis Lodève, il suivit le couple Zlatin à Izieu lors de la fondation de la « Colonie des enfants réfugiés de l’Hérault » au printemps 1943. Sauvé par le conseil d’un « bon gendarme » qui avait prévenu Miron Zlatin que la présence de ce jeune homme de 16 ans alimentait des suspicions autour de la colonie, il parvint à passer clandestinement en Suisse en septembre 1943 et échappa ainsi à la rafle du 6 avril 1944. Il revint vivre en France après 1945, témoigna au procès de K. Barbie en 1987 et présenta souvent à des élèves en France et en Allemagne son terrible parcours d’enfance.

 

Voici un extrait du témoignage qu’il a laissé de son passage à Izieu :

« Pour moi, cette maison d’Izieu ressemblait à un havre de paix, parce qu’on était vraiment loin du monde, on ne voyait personne, à part quelques paysans du hameau d’à côté. Théo riait beaucoup. J’ai eu relativement peu de contacts, notamment avec les petits. Par contre, ce qui reste dans mon esprit tout le temps, c’est le soir, sur les marches d’escalier, devant la maison, autour de la fontaine et sur la fameuse terrasse, où tant de photos ont été prises. On parlait de l’après-guerre, où on se rencontrerait, ce qu’on voudrait faire. Je dirai que j’ai relativement peu vu Mme Zlatin elle-même parce que, à cette époque, elle se déplaçait énormément pour les besoins de la cause. J’ai été beaucoup plus en contact avec son mari. Il a été vraiment un homme très gentil et moi, je pense qu’il était d’une grande bonté, et d’une énorme force physique.J’ai fait là la connaissance de Paulette Paillarès, qui était venue pendant ses vacances. Elle était lycéenne, elle avait un an de plus que moi, elle était venue passer des vacances à Izieu pour aider justement les moniteurs avec les petits. J’avais plutôt des contacts avec Paulette, avec Henry, avec Arnold et Théo, et nous étions les grands, nous étions un groupe à part.
Je me souviens aussi d’au moins deux fois dans l’été, des baignades dans le Rhône avec Léon Reifman, où il fallait descendre des kilomètres à travers les champs et on arrivait et… ma foi, il avait dû repérer des endroits parce que le Rhône, par endroits, c’est assez dangereux, il y a des trous, il y a des remous et il avait dû, je suppose, repérer ça très soigneusement parce que, bon, il n’est jamais rien arrivé. Dans les moniteurs personne ne parlait l’allemand et même le yiddish, et personne ne voulait le parler ; ils voulaient qu’on parle français. Et c’était bien.
On a parlé quelquefois de nos familles et là, c’était beaucoup plus pénible parce que moi, je savais par un ami polonais, depuis le mois de janvier 1943, que les gens avaient été déportés en Pologne et qu’on tuait là-bas. Je ne savais pas ni comment ni où, je n’avais jamais entendu parler d’Auschwitz ni de chambre à gaz ni de four crématoire, mais je savais qu’on tuait et je savais que je ne reverrais pas mes parents, qu’il n’y avait pratiquement aucune chance. »

Source : Témoignage de Paul Niedermann sur la Maison d’Izieu, transcription de la bande son « Les voix d’Izieu » diffusée dans la maison.

 

Télécharger le communiqué de presse

Deux séminaires en 2019 : en Allemagne et à Yad Vashem

Maison

Appel à candidatures

Séminaire en Allemagne : du 14 au 19 avril 2019

Le rôle des procès dans la construction de la mémoire de la Shoah en Allemagne

 

La formation se déroulera en Allemagne du 14 au 19 avril 2019. Elle fera alterner des conférences, la visite de sites majeurs et des rencontres avec des pédagogues.
Cette formation est ouverte à des enseignants, des étudiants, des médiateurs d’établissements
culturels et des représentants d’associations mémorielles, qui devront exprimer leur motivation.

 

Télécharger les modalités de participation et le dossier de candidature.

 

Date limite d’inscription : 20 décembre 2018

 

Séminaire à Yad Vashem du 9 au 18 juillet 2019

Histoire, mémoire et pédagogie de la
Shoah en Israël

 

La formation fait alterner conférences, ateliers pédagogiques et visites du musée et des mémoriaux de Yad Vashem (Vallée des communautés, Jardin des Justes, Mémorial des enfants, etc.) pour aborder différents sujets pluridisciplinaires comme la Musique pendant la Shoah, de l’antijudaïsme à l’antisémitisme…

Diverses excursions permettent d’approcher la culture israélienne (visite de la Vieille ville, visite du Musée d’Israël, excursion à Massada et la Mer Morte…)
Le séminaire se déroule à l’École internationale pour l’enseignement de la Shoah, au sein de
Yad Vashem.

 

Télécharger les modalités de participation et le dossier de candidature.

 

Date limite d’inscription : 20 décembre 2018

C’est MON patrimoine – du 22 au 24 octobre 2018

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C’est MON patrimoine 2018 ! Une première expérience réussie à la Maison d’Izieu

 

20 jeunes issus de Péronnas, Belley et Izieu ont participé au projet C’est MON patrimoine au sein de la Maison d’Izieu du 22 au 24 octobre auquel sera donné une suite en 2019.

 

L’initiative de ce projet remonte à 2017 et a été mené avec la Communauté de Communes Bugey Sud, la commune d’Izieu et la Sauvegarde de l’Ain pour permettre à des jeunes issus de milieux sociaux différents une immersion durant trois jours à la Maison d’Izieu dans le cadre d’ateliers d’expression artistique. Les jeunes ont été hébergés par la Colonie de Venissieux à Champagneux.

 

Découverte de l’histoire, du processus judiciaire et de la mémoire de la Maison d’Izieu, de la vie qu’ont menée les enfants d’Izieu entre peurs, colères, rires et jeux entre mai 1943 et 6 avril 1944. Trois ateliers artistiques et un parcours paysager mené par le géographe Jean-Philippe Repiquet leur ont permis d’exprimer leurs propres émotions en lien avec ce lieu, leur vie ou encore la relation aux autres. Répartis en trois groupes, ces artistes en herbe ont travaillé avec le plasticien allemand Roman Kroke à la conception d’objets de mémoire ; avec Juliette Anne, à l’écriture et à la diction de textes intimes ; et avec Fabrice Chiambretto, à la réalisation de courts-métrages associant des portraits, des paysages, des textes et des sons.

 

Après trois jours d’intenses émotions, les jeunes ont présenté leurs travaux à un public attentif et ému lors d’une restitution mercredi 24 octobre après-midi.

 

 

Un projet soutenu par la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT) et les structures partenaires la Communauté de Communes Bugey Sud, la commune d’Izieu et la Sauvegarde de l’Ain.

     

Ouverture exceptionnelle & rencontre avec Philippe Sands – 10 novembre 2018

Portrait de Philippe Sands aout 2016 Photo Doak ©Writer Pictures/Leemage

Samedi 10 novembre 2018

Ouverture exceptionnelle de 10h à 18h &

Rencontre avec Philippe Sands de 13h à 15h30

La Maison d’Izieu vous invite à une rencontre avec Philippe Sands suite à la sortie de son livre « Retour à Lemberg » en 2017 aux éditions Albin Michel.

« Invité à donner une conférence en Ukraine dans la ville de Lviv, autrefois Lemberg, Philippe Sands, avocat international réputé, découvre une série de coïncidences historiques qui le conduiront de Lemberg à Nuremberg, des secrets de sa famille à l’histoire universelle(…).

Philippe Sands transcende les genres dans cet extraordinaire témoignage où s’entrecroisent enquête palpitante et méditation profonde sur le pouvoir de la mémoire.» (Albin Michel)

Nouvelle parution éditoriale ! De Nuremberg à Izieu, juger le crime contre l’humanité

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18 octobre 2018

Nouvelle parution éditoriale !

De Nuremberg à Izieu, juger le crime contre l’humanité

À l’occasion des 30 ans du procès Barbie, la Maison d’Izieu avait organisé une journée de rencontres et d’échanges ouverte au grand public le 14 mai 2017.
Un moment fort dans ce lieu où furent arrêtés, parce que juifs, quarante-quatre enfants et leurs éducateurs le 6 avril 1944. Cette rafle fut retenue comme chef d’inculpation contre K. Barbie lors du procès qui le condamna en 1987 pour crime contre l’humanité.
Historiens, avocats, témoins et autres experts ont participé aux tables rondes dont les échanges sont aujourd’hui transcrits dans cet ouvrage. Leurs débats sur la capacité à juger le crime contre l’humanité illustrent bien la complexité des liens entre histoire, justice et mémoire, en France et en Europe.

 

De Nuremberg à Izieu, juger le crime contre l’humanité

Mémoire du procès Barbie, 30 ans après
Sous la direction de Dominique Vidaud
Préface de Serge Klarsfeld
Fage éditions
Prix 12,50 euros
ISBN 978 2 84975 522 8

La Fondation pour la mémoire de la Shoah en visite à la Maison d’Izieu – 04 octobre 2018

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4 octobre 2018

La Fondation pour la Mémoire de la Shoah en visite à Izieu

 

Jeudi 4 octobre, les membres de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ont visité la Maison d’Izieu en présence de Serge Klarsfeld et de son épouse Beate aux côtés du directeur de la Fondation Philippe Allouche et de nombreux invités.
Après une visite de la Maison et de la nouvelle exposition inaugurée en 2015, ils ont pu échanger avec l’équipe de la Maison d’Izieu et son directeur DominiqueVidaud. Ils ont ainsi pu découvrir les coulisses du mémorial, ses activités pédagogiques, ses formations pour adultes, et son travail de recherche documentaire.

Rencontre-débat – 16 juillet 2018

Rencontre - 16 juillet 2018
Rencontre - 16 juillet 2018
Rencontre - 16 juillet 2018

16 juillet 2018

Une journée importante pour Izieu

 

Dans le contexte de banalisation de l’antisémitisme et d’atteintes aux principes de la collectivité nationale, à sa cohérence, la Maison d’Izieu conformément à sa mission, a souhaité lancer un message en direction de la communauté européenne et des élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

La Maison d’Izieu fut en effet un des trois sites choisis par le décret présidentiel de 1993 pour le déroulement des cérémonies officielles fixé au 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d’Hiver, avec le Vel d’hiv aujourd’hui disparu et le Camp de Gurs. Dans un message lu à Izieu au cours de la cérémonie du 25 avril 1993, François Mitterrand expliqua la signification de sa décision, en précisant la place d’Izieu dans la mémoire républicaine :

 

« La justice commence avec le souvenir : contre les forces de l’oubli, contre ceux qui cherchent à créer de déshonorantes confusions, ce rassemblement porte témoignage de la vérité maintenue. Il rappelle où est le crime et où est la vertu. Les enfants d’Izieu sont le symbole même de l’innocence assassinée : le symbole même de tous les juifs de France qui furent exterminés sous le régime de Vichy. La douleur de la communauté juive est aussi celle de la République. »

 

Cette année, le président de la Maison d’Izieu, Thierry Philip a souhaité rendre à la commémoration des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat Français toute son importance, de même qu’à l’hommage national aux Justes de France, convaincu que la connaissance du passé apporte lucidité et force aux combats de présent.

 

Monsieur Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Monsieur David Kimelfeld, président de la Métropole lyonnaise, les Consuls généraux d’Allemagne, du Maroc et de Pologne, la Président régionale du CRIF, une délégation de la Licra, et des représentants du Rectorat de l’Académie de Lyon ont été invités à débattre longuement des « enjeux du combat contre l’antisémitisme » afin d’apporter des solutions concrètes sur nos territoires à ce problème crucial pour la république.