ENSP – 26 juin 2018

Visite de la maison - 26 juin 2018
Visite de la maison - 26 juin 2018
Visite de l'exposition - 26 juin 2018
En atelier - 26 juin 2018

26 juin 2018

Visite des commissaires et officiers stagiaires de l’ENSP à la Maison d’Izieu

 

Le 26 juin 2018, la Maison d’Izieu a accueilli 30 commissaires et officiers stagiaires de l’Ecole Nationale Supérieure de la Police dans le cadre du partenariat établi en avril 2018 avec l’ENSP et la Délégation interministérielle contre le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie. Monsieur Frédéric Potier (Dilcrah), et Monsieur Luc Presson (ENSP) ont participé à cette journée en compagnie de Madame Hélène Waysbord, Présidente d’honneur de la Maison d’Izieu.

 

La matinée a commencé par la visite de la Maison et de l’exposition permanente dont la première partie présente la politique discriminatoire du gouvernement de Vichy à l’égard des Juifs. Une conférence de Monsieur Salager sur la diversité des comportements dans la Police française pendant l’occupation (collaboration, résistance passive, résistance active) a suivi. L’après-midi, deux modules de sensibilisation à la lutte contre les discriminations aujourd’hui ont été proposés :

 

– Atelier 1- Construction de la différence- identité, égalité, altérité : prendre conscience de la construction de la différence et de l’instrumentalisation de celle-ci pour justifier un discours inégalitaire et des comportements discriminatoires.

– Atelier 2- Obéir et désobéir : penser les articulations entre les convictions personnelles et l’intérêt public, réfléchir à son positionnement éthique, et prendre conscience de ses marges de manœuvre personnelles.

 

La journée s’est terminée par une mise en commun des acquis et ressentis des participants qui a fait ressortir, comme l’année précédente, la pertinence de ce moment particulier dans leur cursus de formation, comme en témoigne l’un des commissaires stagiaires présent ce 26 juin :

 

« Je voudrais vous remercier chaleureusement de votre accueil. Izieu est un lieu de mémoire et d’histoire. Les dessins, les lettres des enfants m’ont renvoyés aux lumières de Yad Vashem. La cruauté dont les adultes ont fait preuve doit nous inviter à sans cesse nous questionner sur ce qui fait de nous un homme bon (ou une femme bien sûr !).
La visite d’un lieu comme celui-ci interdit de qualifier la journée de « magnifique » mais l’émotion est indescriptible, les souvenirs tenaces. Merci encore de nous avoir si bien rappelé à nos obligations de vigilance, de protection de nos concitoyens. »